10 ans après, je comprends…

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Aujourd’hui, 10 ans après, j’arrive à comprendre ce jour là parfaitement…


Training équilibreJ’étais résidant d’une petit école de cirque au sud de la France, plus précisément à Nîmes.

On recevez un tas d’artistes créateurs. Leurs objectifs : avoir un espace pour s’entraîner, développer leur matériel et partir.

A cette époque, avant d’avoir intégré le Cirque du Soleil, le Cirque Eloïze,  le Cirque Medrano ou tous les grands projets auxquels j’ai participé dans le monde comme Incroyable Talent et la cerimonie de fermeture du championnat mondial de sports aquatiques (FINA), j’étais un artiste de rue qui avait une infinité de projets et de rêves.

Malgré le fait d’avoir travaillé dans les rues, j’étais déjà un pro. Ma vie entière a été dédiée à la réalisation de mes rêves. Je me voyais déjà grand, en train d’impressionner les audiences du monde entier.

J’ai toujours été à la limite de mon corps. Je me suis entraîné comme un malade pour essayer d’attraper le temps perdu : pour ma mère, ma famille et mes amis, vivre du cirque ou faire parti du monde du spectacle c’était une totale perdre de temps. Il fallait que je travaille normalement et que j’aie des envies et des objectifs de gens normaux… Certainement c’était impossible de m’intégrer : je me sentais seul, même si j’étais toujours entouré.

Entraînement, fatigue physique et mental, fauché, sans abri… À l’époque, ma maison c’était une bibliothèque. Mon dodo se faisait entre livres et une table de massage.

Et j’étais, malgré toutes les difficultés, très heureux. Je voyais mon rêve se réaliser petit à petit. J’y croyais plus que tout. Je savais aussi que ça allait prendre beaucoup de temps et j’ai répété comme un mantra : Raúl, ton moment arrivera.

J’assume: j’ai eu des expériences fantastiques mais je ne crois pas encore que mon « bon moment » est arrivé.

Diverses

Tout ça me rappel ce jour où un artiste indépendant est arrivé à l’école. Il essayé de créer une nouvelle performance en mélangeant Clown et beatbox.

D’une gentillesse sans fin, cet artiste écoutait les conseils du Clown qui vous parle. Ce jeune Clown, rebelle qui avait une tête qui explosait d’idées. Qui voulait changer le monde sans arrêt… Qui voulait réussir.

Un jour on se croise dans la salle d’entraînement. J’étais toujours tellement à fond sur les autres résidents jugeaient que c’était trop. Il est venu me voir :

Artiste : Pourquoi t’entraînes-tu toujours autant ?

Moi : Parque que je vais réaliser tous mes rêves et il faut que je sois prêt quand les opportunités viendront. Et elles viendront, je suis sûr. Je dois être au point.

Artiste (une larme commence à tomber de son visage) : c’est exactement ce que je disais à tout le monde. Très peu de monde ont compris. Presque personne ne m’a aidé…

Moi : Je suis vraiment désolé… Peut-être que nos chemins ce sont croisés parce qu’il fallait que t’entendes que peu importe tes difficultés, tu peux réussir.

Artiste (tête basse) : Je ne pense pas vraiment… Aujourd’hui c’est ne plus possible…

Moi : S’il te plaît, ne dis pas ça ! T’es encore jeune, plein de santé. Le ciel est talimite !

Artiste :  justement, la santé… J’ai tellement donné, tellement m’entraîné que j’ai eu plusieurs fractures. J’étais moi aussi acrobate. De très haut niveau… Mais j’ai été rattrapé par quelque chose dont je n’aurais jamais imaginé … J’étais tellement fort, puissant… Je me croyais imbattable… Aujourd’hui je dois me réinventer. Trouver un autre chemin car je ne peux plus faire d’acrobaties.

Moi : Je suis navré et ton histoire me parle beaucoup. Je compatis à ta douleur…  Ca doit te faire vraiment mal…
Si je peux me permettre ? Comme ami, je te dirai ce que je ferais : je propose que tu n’essayes pas de vivre de ton passé mais de créer un nouveau présent. T’es un acrobate de haut niveau. Même si tu n’es plus en activité comme avant, quelque chose est encore là dedans. Tu connais les parcours et raccourcis. Nous sommes ce que nous laissons comme écrit dans ce monde. Nous sommes en train de créer la nouvelle histoire qui sera racontée dans 200 ans ! C’est ne pas encore fini mon ami. C’est juste le début. Il faut juste voir les choses d’un angle different.

Une lumière est sortie de son visage. Il a commencé à sourire et à conclu :

– C’est vrai ! Je n’avais pas vu comme ça !

Le lendemain, il était en train de travailler quelques mouvements simples mais acrobatiques. Il m’a appelé pour révéler ses nouvelles recherches et m’a fait un grand câlin :

– Merci !!!

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Dix ans plus tard, j’ai très mal. Je souffre. J’ai même du mal à dormir : une fracture ouverte de la cheville droite et actuellement deux opérations : une à l’épaule droite et l’autre, une hernie inguinale.

En ce temps de convalescence, j’ai développé mon côte musical (piano), j’étudie la magie plus en profondeur, j’ai fait des spectacles de stand up comedy (one man show), j’écris beaucoup et je coach ma chérie. A l’entraînement je suis très dure envers elle. Pas parce que je ne l’apprécie pas ou que je veux dominer quelque chose. Je lui montre juste que le monde la frappera tellement fort qu’elle aura envie de tout abandonner mais si elle reste accrochée à sa passion et ses rêves, tout est réalisable, tout devient possible !

Je me suis fait opérer justement pour continuer en haut niveau acrobatique. J’aime pouvoir impressionner les gens avec des choses incroyables et figurez vous, je ne suis pas mauvais de tout.

Juste que, actuellement j’ai mal de partout et comme tous les être humains, je doute… J’aimerais tellement être dans la salle d’entraînement et pouvoir faire mes 1000 abdominaux !!! Mes saltos arrières… Equilibres… Danser… Je ne peux pas ! Vraiment pas… Je suis en convalescence médical après deux opérations. La dernière c’était à peine il y a deux semaines.

Aujourd’hui je dois suivre le conseil que j’ai donné un jour : créer un nouveau présent. Dans cette nouvelle aventure, j’arrive à ressentir parfaitement ce que mon ami l’artiste ressentait il y a 10 ans.

Ma mission actuelle est de me mettre un putain de sourire sur le visage et continuer à me battre malgré mes douleurs et mes pensés negatives qui m’entourent. Je suis en train de perdre en ce moment mais la parti est loin de finir car je suis un guerrier et l’histoire qui sera racontée d’ici 200 ans est que Raúl, même entièrement cassé, à réussi…

Parce que les rêves sont réalisables !

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LES OBSERVATIONS D’UN HUMORISTE STAND UP

Entendre le rire du public, avec quelque chose que tu as écrit, c’est réellement quelque chose d’extraordinaire !!!


Voyons la beauté de ce métier :

La semaine dernière j’étais triste car je suis tombé sur un public vraiment très difficile sur Saint Gilles*. Je me suis, bien évidemment remis en question et j’ai trouvé des solutions au cas où cette situation se reproduirait.
Résultat : ce samedi, nous avons eu une nuit très agréable avec un public qui commence de plus en plus à se lâcher et kiffer.

Bien : cette fois, un phénomène étrange s’est passé à Saint Leu* :

J’ai démarré le show et j’ai inséré un sketch de plus car j’ai senti que l’ambiance était bonne pour cela. Résultat : malgré les rires, certains groupes on commencé à quitter le lieu.
Je n’ai absolument rien compris.
Est ce que j’aurais du demander au public si je devrais ou pas partager ce nouveau sketch avec eux ? Est ce que tout simplement le sketch a été mauvais ? Est ce que j’étais finalement trop gourmand ?Il y a quelques semaines, j’ai fait ce meme sketch et le public a très bien réagi. Cette fois aussi : ceux qui sont restés, ils rient. L’ambiance était bonne, très bonne. Alors, pourquoi ils se sont-ils barrés ?La rue est magique pour ça : tu ne peux pas maîtriser la réaction du public. Et le plus dure est que, dans un théâtre, comedy club, cirque… Comme le public a déjà payé, il restera jusqu’au bout. Dans la rue, il n’a aucune obligation de te regarder. Cela veut dire qui s’il ne ressent pas la petite étincèle, il partira sans aucun pitié.Une chose est certaine : je prend de plus en plus de risques à chaque spectacle. Dès que je vois un petit trou, je teste un nouveau texte. Des observations qui me traversent l’esprit et que j’adore partager avec les gens.Plus techniquement parlant, je pense, pour la prochaine semaine, demander au public si je fais ou pas un nouveau sketch. Comme ça, ils seront au courant que  » c’est ne pas encore fini « .
C’est une solution. Avec un monde qui va de plus en plus vite, les gens veulent le résultat tout de suite. Il n’ a pas l’envie de laisser une chance de se faire surprendre.

A nous les artistes, il reste la  » mission impossible  » de gagner leur confiance et être intéressant pendant 1h30. Si dans ce chemin tu laisses l’ambiance tomber un petit peu, ils peuvent se rappeler qu’il y a le linge à mettre à sécher et partir sans honte, avant la fin de votre performance.

Ce n’est pas facile quand tu vois le public te tourner le dos. Surtout quand tu es en train de faire quelque chose qui n’est pas mauvais.
Reste poli et connecté. S’il y a une personne avec toi (et il aura), continue de jouer pour cette personne ou ce groupe de personnes. Sois humble et analyse la situation sans pitié envers toi même  » peut-être que c’est de la merde ce que je viens de faire. Ça peut être la raison du pourquoi tout le monde est parti.  »

Savoir rire de ses échecs est la base du stand up comedy. Etre honnête et assumer que, malgré la bonne ambiance, tout le monde est parti, ça peut rendre des nouvelles blagues et réflexions.
C’est toujours bien de se rappeler : la même blague, dans un même jour mais pour un public différent, aura une réaction différente.

Le conseil le plus précieux qui je peux donner est d’essayer de rester calme. On a une envie soudaine d’abandonner le texte et sauter pour la fin ou carrément changer de sujet, de sketch pour essayer de sauver le moment. C’est toi le maître de ton numéro. C’est toi qui dois décider comment les choses se passeront.
Bien sûr qu’on doit être flexible avec l’audience mais jamais abandonner nos envies pour les satisfaire. Si tu kiffes, ils kifferont aussi. Et si t’apprends à kiffer ta défaite, ils la kifferont aussi.

Rappelle toi : un humoriste n’est pas un gagnant. Le public ne sauve pas quelque qui gagne tout temps. Le public veut se rejoindre avec ton côté humain et rire de tes disgrâces mais sentir que, malgré tout, tu n’abandonnes pas.
Partage, avant tout ton coeur. T’aimes être sur scène. Même que soit mauvais, ça sera bien quand même.
(*Saint Gilles et Saint Leu ce sont des villes de l’île de la Réunion)

Notre nouveau documentaire LA VIE D’UN CLOWN – Allemagne est désormais en ligne :


A la prochaine.

Le pull

1184841_605705959516214_1750864439_nCoucou les amis et fans du Clown Brésilien,

04/07/2016, j’ai écrit un texte pour dire  » au revoir « . J’ai était profondément triste car j’avait l’impression d’abandonner des personnes que j’ai estimé énormément. Une partie de moi avait très peur mais comme toujours, j’ai donné une opportunité au destin.

Le jour de mon départ, une fille m’accompagné à la gare. J’ai était vraiment triste mais j’ai faisait semblant de  » tout va très bien « . Je savait que, avec le temps, je ne pourrait pas lui imposer mon style de vie. Ma carrière. Mon choix. Il est dure, très dure. Des temps en temps très glorieux mais la majorité du temps, horriblement dure.

Capture d’écran 2016-09-03 à 17.05.02Ce jour là, il avait du vent. Elle était avec une jolie robe rouge. Je lui proposé mon pull car avec le vent, sa robe insisté en monter et un vieux monsieur n’arrêté pas de lui lancer un regard bizarre.

Nous nous regardons pendants que le train est parti et je savait, a ce moment précis, que notre relation avait finit. Pourquoi ? Parce que je savait qu’elle (come une centaine d’autres), sont incapables de comprendre de quoi s’agit vraiment mon métier.

Mon métier va au delà de faire une acrobatie ou une blague.

Je suis très utopique mais oui, je veux vraiment changer le monde.

Pour que j’arrive à faire ça, en premier je besoin de changer à moi même, tous les jours, chaque heure, minute, second.

Capture d’écran 2016-09-03 à 17.07.01Je ne reste pas sur une même pensé longtemps car j’ai trop peur de vieillir avant le moment. Je ne me considere pas de tout un produit du système. Au contraire : j’essaye constamment de lui changer. Par contre, pour essayer de tout changer, en premier ta besoin de comprendre  » le pourquoi des choses « . Pourquoi les gens réagis  » comme ça  » ou  » comme ça « .

A nouveau je vu que, peu importe comment tu travail, peu importe comment tu te donnes ou ton talent, si tu accepte travailler pour quelqu’un, t’est juste un numéro. Tôt ou tard tu sera remplacé. Normalement la personne que prendra ta place est quelqu’un qui  » n’approche même pas de loin des tes capacités « .

Ce que volent les chefs d’entreprise ?

R = Que tu ferme ta gueule.

Pour être le plus claire possible, regardons ensemble la notion d’Etat.Capture d’écran 2016-09-03 à 17.08.10

Pourquoi il existe ? En théorie (j’ai pas très envie d’entrer trop fond dans le sujet), il devrait nous servir. Ou servir l’envie de la majorité. Les gens choisit des personnes que seront responsables pour créer des lois pour que ça fonctionne le minimum possible pour tous. En théorie, l’Etat dois travailler pour son peuple. En théorie, le peuple est le vrai patron car est lui que travail fortement pour que la  » machina-Etat  » fonctionne.

L’Etat  » à compris  » que l’être humain est facilement manipulable. Avec pas beaucoup, il peut faire beaucoup plus de ce qu’on demande.

Le système à crée l’argent. Depuis, il essaye de nos séparer à tout pris par couleur de peu, religion, option sexuel. Imaginez-vous par exemple que, si j’ai envie de donner mon cul à moi, que m’appartient, qui c’est moi que lui fait le ménage tous les jours, je ne peux pas car il aura certainement quelques fanatiques pour me dire que je ne dois pas faire ça.

En plus, pour nous bien diviser,  » ils  » ont crée la futilité : tout qu’on n’a pas besoin mais qu’ils disent que s’ont achète, nous serons mieux. Peu importe ce que tu achète pour te faire sentir mieux, la sensation de vide reste toujours là.

Quand j’ai était plus jeune, j’ai était vraiment attaché à ce style de vie. Depuis, quand je commencé l’école de théâtre, les questions internes sans réponse on commencé a venir.

Un jour, j’ai entendu la phrase :  » tout le monde à un prix. Quel est le tien ?  »

Depuis ce jour, j’essaye de luter contre cette philosophie de vie.

J’ai compris au théâtre que la vie peu nous donner des moments vraiment fantastiques que n’ont pas de tout un prix.

Capture d’écran 2016-09-03 à 17.09.23C’est pour ça que, ces deux mois que j’ai viens de vivre, j’ai une impression d’avoir vécu 5 ans.

Uau !!!

J’ai vie chaque instant comme s’il était vraiment le dernier. Ici, assis sur une banc à l’aéroport, je ne sais pas ce que peu m’arriver. Derrière moi, il y a un controle de bagages pour compte de la guerre en Ukraine. Vous voyez comme tout peut changer en question de secondes ? A l’instant que vous lisez ce texte jusqu’a ici, tout était normal mais là, il a gagné une force car ça peut être mon dernier texte.

Comment vous vivez vos vies ? Vous êtes produits ou révolutionnaires ?

Capture d’écran 2016-09-03 à 17.10.56Dans le cirque, plusieurs personnes, que travaillent très dure, (et que gagnent presque rien), m’ont confié que leur rêve était d’un jour, avoir l’argent pour pouvoir voyager et connaître le monde. Etre libre.

J’ai répondu à tous :  » t’a dit que ta besoin d’argent pour faire ça. Tu peux y aller. Tu trouvera une solution.  »

A partir de ce instant, ils commencent les excuses :  » je suis vieux « ,  » j’ai pas assez de courage, argent « ,  » je ne suis pas comme toi « ,  » j’ai un fils « ,  » j’ai ma famille « ,  » mon mari ne permettra pas  » … … … … …

IMG_4832C’est triste, non ? NON ! C’EST HORRIBLE !!!

Les gens vivent en cages ! Ils rêvent d’être libres ! Certains même pensent qu’ils sont mais non.

Ils passent plus de la moitié de ses vies en train de défendre les objectifs financiers d’un sujet que pour une raison ou autre a plus d’argent et par conséquence plus de pouvoir que eux.

De cette manière, tu te donnes à fonds. Tu crois que t’es important.

Depuis que tu perds ton premier travail parce que t’a dit des choses que personne n’oserait dire car tu trouvé injuste, ta guerre démarre.

Pour la plus part, t’es quelqu’un difficile. Les gens on peur de ce que tu va dire. En plus, ton choix comme métier, (Clown), fait vraiment peur a beaucoup des gens. Ils ont raison d’avoir peur car les Clowns sont des êtres capables de détruire les autres avec un simple regard ou parole. Pourquoi ? Parce que les Clowns disent ce que personne ne veux entendre : la vérité que les gens essaient de cacher.

10151118_10201999717170314_1538778213_nPour cette raison, quand je me dispute dans une entreprise, normalement est parce que je ne trouve pas juste la façon comme les patrons parlent aux autres. Essayer de montrer son pouvoir ne me fait pas te respecter plus. Ou parce que ils essaient de nous voler petit a petit.

T’a donc l’Etat que te vole tous les jours en se disant impartial et que travaille pour toi, un chef d’entreprise que, parce que il te paye, pense qu’il a le droit de jouer avec toi, les  » entreprises major « , qu’on le monopole des certains services qui essaient toujours de te voler plus et plus, les banques… … …

Le plus rigolo est que, si tu dit que tout ça c’est ne pas bon, que tout ça c’est ne pas juste, incroyablement, le fou est toi car les gens diront  » oui mais c’est comme ça.  »

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