LE SYNDROME DU SAUVEUR

J’aimerais pouvoir aider mais malheureusement, ce n’est pas possible.

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J’ai souffert pendant longtemps avant de comprendre : les gens ne changeront pas parce que tu leur a montré le bon chemin ou parce qu’ils ont apprit que ce qu’ils sont en train de faire n’est pas bien.

Le changement exige, au delà du courage de faire le premier pas, le besoin d’un investissement personnel géant.

Je croise régulièrement des gens frustrés qui malheureusement, sont perdus dans la prison qu’ils ont eux mêmes créé pour eux.

J’ai grandi avec ce  » syndrome du sauveur  » sans comprendre pourquoi ma vie personnelle ne fonctionnait pas.

Je suis le fils de parents séparés.

Mon père était un pervers narcissique très violent, surtout quand il prenait des substances illicites. Fils adopté, il a été abandonné à l’hôpital par sa vraie mère. La raison ? Il serait le  » produit  » d’une relation extra-conjugale. Il ne s’est jamais remis de cet abandon.

Ma mère m’a eu à l’âge de 16 ans. Issue d’une famille brésilienne très pauvre, la violence était la façon dont elle a apprit à éduquer. J’ai 36 ans et encore aujourd’hui j’ai des flashes des moments où j’étais battu parfois sans raison valable.

Petit, j’ai vu mon père agresser ma belle-mère et ma grande-mère adoptive. J’étais constamment menacé et malheureusement j’ai encore des frissons quand je pense à lui.

A l’âge de 18 ans, un jour, un peu alcoolisé et drogué, il a décidé de venir me battre. J’avais 18 ans de rage accumulés… Je l’ai mis KO.

En grandissant, quand j’ai fêté mes 17 ans, ma mère insistait sur le fait que j’étais une personne issue d’une  » famille pauvre  » et que le seul et unique moyen de m’en sortir c’était de travailler et abandonner les études.

Avec une grosse divergence d’opinion, je suis viré de sa maison. Ma famille suit le chemin et me ferme les portes en disant  » ne pas vouloir de problèmes avec mes parents « .

Je suis seul.

J’ai grandi sans espoir mais avec une grande envie de montrer à ma famille qu’ils avaient tord.

J’avais une rage tellement puissante ! Ce sentiment m’a fait supporter toute sorte d’humiliations possibles et inimaginables.

J’avais besoin de prouver qu’ils avaient tord, que j’étais quelq’un de bien. Simplement une personne qui voulait vraiment vivre ses rêves.

J’ai essayé de remplacer ma famille mais c’est impossible… Il y aura toujours un vide chez moi.

Peut-être est-ce bien pour cela que je crois encore en l’être humain. J’aurai toujours l’espoir de rencontrer un nouveau papa, maman, tonton…

Je tombe régulièrement car les gens me montrent qu’eux suivent simplement le chemin qui leur a été imposé par la société tandis que moi les vois comme des vrais personnes capables de changer leur vie et leur entourage… Comme moi.

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