Bienvenue dans mon univers
En bas de page, découvrez mes performances au Cirque du Soleil et à Paris. Enjoy !
Les débuts
Natif de São Paulo, au Brésil, j’ai commencé ma vie artistique à l’âge de 14 ans, entre la capoeira, la danse classique et la danse contemporaine.
À 19 ans, avec une envie presque folle de travailler à la télévision, j’ai décidé d’intégrer l’une des écoles de théâtre les plus réputées du Brésil : le SENAC-SP.
Quand j’ai terminé ma formation, j’avais un fils, un diplôme en main… et très peu de personnes qui croyaient réellement en mon rêve.
Ma famille insistait :
« Arrête de vouloir être artiste. Trouve un vrai travail. »
Mais certaines voix intérieures parlent plus fort que la peur.
J’ai préféré écouter mon cœur.
Aux yeux de ma famille, j’étais rebelle, inconscient, peut-être même fou.
Pourtant, au fond de moi, quelque chose refusait de mourir.
Mon inquiétude artistique ne me permettait pas de me limiter à être « seulement » comédien. J’en voulais davantage. Beaucoup davantage.

La recherche
J’ai alors commencé l’école de clown.
J’ai participé à une centaine de stages d’improvisation. Je cherchais sans cesse. Et malgré tout ce travail, j’avais encore la sensation qu’il manquait quelque chose.
À 20 ans, poussé par un rêve d’adolescent qui ne m’avait jamais quitté, j’ai décidé d’entrer dans une école de cirque.
Mon objectif était clair :
Travailler un jour avec le Cirque du Soleil.
Après une année au Galpão do Circo de São Paulo et plusieurs stages à l’École Nationale du Cirque de Rio de Janeiro, j’ai reçu une invitation pour rejoindre l’un des plus grands cirques brésiliens de l’époque.
Pendant plusieurs années, j’ai vécu au rythme des spectacles, des tournées et des applaudissements.
Puis, un jour, le projet s’est arrêté.
Et avec lui, une partie de mes certitudes.
Je me suis senti totalement perdu.
Disney
C’est à ce moment-là que des amis m’ont parlé d’un immense projet organisé par Disney au Brésil : la Disney Parade, un défilé des personnages Disney à travers le pays.
Les directeurs artistiques m’ont donné leur confiance, et j’ai alors parcouru dix villes brésiliennes comme acrobate, danseur et échassier, apportant la magie Disney aux petits comme aux grands.
Mais lorsque cette aventure s’est terminée, elle aussi, une vérité s’est imposée à moi :
Je ne voulais plus dépendre des compagnies pour pouvoir vivre mon art.
La rue : ma véritable université
À cette époque, je traversais également des difficultés financières.
C’est ainsi que j’ai commencé à jouer discrètement dans les rues de Rio de Janeiro et de São Paulo.
Sans le savoir encore, j’étais en train de rencontrer ma plus grande école.
La rue fut ma véritable université.
Aucune compagnie, aucun professeur, aucune formation ne m’a autant appris.
Dans la rue, il n’existe ni filet de sécurité ni faux-semblants.
Le public reste… ou il s’en va.
J’y ai créé plusieurs spectacles, mélangeant le clown, les acrobaties, la danse, la magie et l’improvisation.
J’y ai testé des gags, des personnages, des musiques, des silences, des émotions.
Chaque représentation était une bataille pour captiver les spectateurs jusqu’à la dernière seconde.
L’arrivée en France
Puis, presque sans y croire, j’ai envoyé mon dossier au CNAC, le Centre National des Arts du Cirque, en France.
La réponse fut simple :
« Venez passer le casting. »
Je suis arrivé en France avec seulement 500 euros en poche.
Le jour de mon arrivée à Paris, pendant que les touristes visitaient la Tour Eiffel, moi, je donnais déjà des spectacles dans la rue, près de l’auberge où j’étais hébergé.
Le casting du CNAC fut un choc immense.
Il m’a révélé une vérité difficile à accepter :
J’étais encore très loin du niveau auquel je rêvais d’arriver.
Ma candidature n’a pas été retenue.
Deux chemins s’offraient alors à moi :
- retourner au Brésil…
- ou rester en France et continuer à me battre.
J’ai décidé de rester.
Parce qu’au fond de moi, quelque chose refusait d’abandonner.
Dans la rue, mon objectif était devenu presque obsessionnel :
Créer un spectacle suffisamment fort pour que personne ne quitte la représentation avant la grande finale.
Le Cirque du Soleil

Cinq ans plus tard, ce rêve était devenu réalité.
Le moment était venu d’affronter un nouveau défi.
J’ai envoyé une vidéo au Cirque Éloize, compagnie contemporaine liée à l’univers du Cirque du Soleil.
Ils m’ont rappelé.
Puis Montréal est arrivée.
Le Cirque du Soleil.
Les studios.
Les entraînements.
Les artistes que j’avais regardés pendant des années en DVD… étaient désormais devant moi.
Mes références.
Mes héros.
Et moi, au milieu d’eux.
Depuis, j’ai parcouru de nombreux pays avec mes spectacles et comme artiste du Cirque du Soleil :
Brésil, France, Espagne, Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Angleterre, Canada, États-Unis, Afrique du Sud et Russie.
Aujourd’hui
Je suis comédien, danseur, acrobate, magicien, musicien, dessinateur, écrivain…
J’ai vécu tellement de choses qu’il m’arrive encore d’avoir du mal à croire à ma propre histoire.
C’est cela, pour moi, être un véritable clown.
Transformer les chutes en force. Transformer les cicatrices en lumière.
Et ceci…

