Être artiste en France : survivre ou disparaître – Bienvenue dans le cirque… sans filet

Être artiste indépendant, c’est magnifique.

Enfin…
C’est ce qu’on raconte.

Parce que la vérité ?

Ce n’est pas des paillettes.
Ce n’est pas des applaudissements.

C’est une question simple :
Est-ce que je mange demain ?


On te vend un rêve.

Un truc propre, inspirant.

“Vis de ta passion.”
“Sois libre.”
“Exprime-toi.”


Libre de quoi exactement ?

De galérer ?
De supplier pour être payé ?
De te taire pour garder tes dates ?


Le système est simple

Tu veux exister ?

Fais 44 dates.
Enchaîne.
Accepte.
Ne discute pas.

Et peut-être…
tu survivras.


Sinon ?

Tu disparais.

Même si tu as bossé comme un acharné.
Même s’il te manque quelques dates.

Tout repart à zéro.


À ce moment-là, tu comprends

Tu n’es plus artiste.

Tu es en survie.


Tu prends ce qu’on te donne.

84 euros pour de la figuration.
100 euros pour porter ton corps sur scène.
120 euros si tout se passe bien.

Et encore.

Il faut dire merci.


Le vrai métier

Ce n’est pas créer.

C’est encaisser.

Encaisser les refus.
Encaisser le manque de respect.
Encaisser les négociations humiliantes.
Encaisser le regard de ceux qui pensent te rendre service.

Et surtout…

Encaisser le fait que ton art n’a aucune valeur pour eux.


Pendant ce temps-là

Toi, tu t’entraînes.

8 à 12 heures par jour.

Tu paies ta salle.
Tes cours.
Ton matériel.
Ton corps.

Parce que si tu ne progresses pas,
tu es remplacé.


Et la meilleure blague

Essaie de louer un appartement.

“Ah vous êtes artiste ?”
“Ah… intermittent…”

Refusé.


Alors j’ai compris

Le problème, ce n’est pas moi.

C’est le système.


Un système qui te parle de liberté,
mais qui te tient à la gorge.


Alors je suis allé ailleurs

Dans la rue.


Là où il n’y a pas de filtre.

Pas de validation.

Pas de réseau fermé.

Juste des gens.


Mais même là…

On te surveille.
On te déplace.
On te coupe.


Parce que la rue dérange.

Pas pour ce qu’elle montre.

Pour ce qu’elle révèle.


L’art de rue

Rassemble.
Réveille.
Relie.


Il rappelle une chose simple :

On peut exister sans passer par eux.


Et ça, c’est dangereux.


Aujourd’hui

Je continue.

Pas parce que c’est facile.

Parce que c’est nécessaire.


Si tu veux voir ce que ça donne en vrai,
si tu veux comprendre,
si tu veux soutenir un artiste indépendant,

viens.


Me suivre / Me soutenir

Instagram : @milhobaunilha
Facebook : @milhobaunilha


En savoir plus sur Vibrez la vie avec Raúl, Le Clown Brésilien

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Vibrez la vie avec Raúl, Le Clown Brésilien

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture