Lettre d’un bon papa à une maman 

LETTRE D’UN BON PAPA A UNE MAMAN

Une histoire inspirée des faits réels. Quelque ressemblance est une pure coïncidence.

C’est l’histoire d’un papa en Suède qu’essaie de convaincre son ex-femme qu’il mérite à nouveau de voir son fils.

Bonjour,

Vu l’attitude totalement inadéquate d’un haut fonctionnaire de la justice pendant cette audience concernant notre litige familial, je pars du principe que je n’aurais aucun droit sur notre enfant.

D’ailleurs, demain je déposerai une plainte par manque d’impartialité, abus de pouvoir et de discrimination contre certains fonctionnaires. Je suis en train d’écrire une lettre au conseil de magistrats.

Concernant le contenu de notre enfant sur les réseaux, j’attendrai d’être convoqué au tribunal pour manque de paiement d’indemnités journalières. Peut-on mettre en prison un père qui veut aimer son enfant dans le respect des lois ? Et quand je serai en face d’un autre magistrat je balancerai l’attitude anti professionnel de la justice. Il n’y a pas une loi qu’interdit un père de partager une photo ou vidéo avec son fils. Tu me demandes une indemnisation journalière si les photos que toi les a publiées sur ma page, pendant que tu a travaillée avec moi, restent publiques. Je conteste parce que tu le publies toi aussi sur tes réseaux. D’ailleurs, 80% de mon contenu crée ces dernières années à été publié par toi.

Si je vais en prison, ça m’aidera à avoir l’attention pour dénoncer cette horreur. J’imagine déjà moi en train de partager que je manque de liberté parce que j’ai publié une photo avec mon fils. Il faudra alors mettre en cellule des millions de français et de françaises.

Je répète: la majorité du contenu présent sur ma page pendant ces 5 ans, concernant notre petit, mon travail et nous, a été publié par toi, pendant que tu vivais avec moi car t’avais tous les mots de passe et faisais la gérance des réseaux.

Toi, t’as le droit d’exposer le petit et le partager sur tes réseaux. Moi, je ne peux pas partager un moment d’amour père-fils car j’ai beaucoup de followers.

La proposition de garde de 15 jours pendant les vacances d’été et d’hiver, tu le sais très bien que tombent pendant la saison où je travaille et pourtant impossible d’être présent.

D’ailleurs, t’as participé à plusieurs saisons avec moi comme artiste et cette demande me paraît complètement absurde mais okay. C’est bien ton droit de demander ce qui semble le mieux pour notre fils.

Il a été mentionné que j’étais un mauvais père, que je ne me suis jamais impliqué ou participé au quotidien de l’enfant. Hors, t’étais tout temps avec moi. Le fait de partir en saison ensemble c’était surtout pour garder le lien familial. Ont été une équipe. On faisait presque tout ensemble.

J’étais présent et très présent même. J’étais toujours un excellent papa. J’ai toujours trop aimé notre fils. Il est tout dans ma vie ! C’était moi le premier bain, la première histoire, la première promenade, le premier à le protéger.

Il y a eu une période d’ à peu près 3 mois où j’étais moins présent physiquement car j’avais les cours mais j’étais toujours là en vidéo, par téléphone. Je voulais participer à chaque instant car même en partant, vous étiez présents dans ma vie.

Tout le lien que j’ai créé avec mon fils a été jeté à la poubelle depuis le 29 décembre quand t’es partie sans rien dire. Et penser qu’ à la veille nous avons eu un moment de grande affection et d’échange d’amour …

Et t’essaies de faire croire que j’étais au courant de ton départ, hors, j’ai répété à plusieurs reprises » je ne donne pas mon accord. La distance est un entrave important pour ma relation père-fils. Un enfant a besoin de son papa et de sa maman. J’ai grandi sans papa et je ne veux pas lui imposer cela. Maintenant nous avons besoin de trouver des solutions car c’est ne plus moi et toi mais toi, moi et notre petit bébé. »

La décision de jugement dans 2 mois, vers le 7 mai, c’est pire que de la torture !

Je n’arrive pas à supporter tout ce temps. Hier j’ai dormi à l’hôpital : je commence à développer des crises d’anxiété. J’ai perdu 8 kg depuis la veille de l’audience. Le manque d’impartialité et de gentillesse de la justice ont aggravé ma souffrance. Pendant l’audience, elle nous a parlé comme des malpropres à moi et à mon avocate. Je conteste car nous avons tous le droit d’être traités avec respect. En aucun moment j’ai manqué au respect ou haussé la voix comme certains fonctionnaires.

J’ai recontacté mon avocate pour demander qu’elle entame la procédure de divorce. N’oublie pas : nous sommes encore mariés. Vu l’attitude de la justice et comment c’est perdu d’avance, je dois agir au lieu d’attendre sans rien faire. Pour ta réjouissance, je renonce à mon droit de garde.

Je suis en train de désactiver WhatsApp. Je ne reçois plus tes messages. Ton numéro de téléphone est aussi bloqué. D’ailleurs si tu veux communiquer, ça sera par mail mais je préfère ne plus recevoir de photos et de messages concernant Léon. C’est beaucoup trop dur de ne pas participer à son quotidien, de ne plus vivre chaque petit instant et de me limiter à 18s de vidéo sur WhatsApp. Je mérite de pouvoir vivre ma parentalité pour complet.

La justice a considéré que, les plus de 15h de distance ne sont pas un problème vu que La Réunion reste la France. Pour une fois, cette France sur qui t’as toujours craché te rendra service. Je conteste parce que le temps de déplacement Sud-DOMTOM est le même que SUD-Brésil. Le DOMTOM reste la France mais la distance n’est pas négligeable. D’ailleurs certains fonctionnaires ont haussé la voix le moment où j’ai mentionné te temps de trajet. Rien ne semblait faire certains fonctionnaires avoir de l’empathie envers ma situation. Je conteste parce que les frais de voyage et de déplacement sont vraiment importants.

Je ne participe pas aux choix concernant notre enfant, je ne peux pas le voir physiquement, je ne peux pas l’avoir entre mes bras… À quoi donc avoir un droit de garde qu’on ne peut pas exercer ?

Le décalage de temps de réponse de plus de 18h n’est pas non plus un problème pour la justice. D’ailleurs ton avocate estime que t’es très patiente vu qu’après ne pas être informé des rdv médicaux et le nom de l’assistante maternelle, quand je déclare exiger participer car c’est mon droit, en fait, je n’ai pas le droit d’exiger rien du tout.

La justice m’a menacé (abus de pouvoir) de porter plainte au cas où je dévoile le contenu de notre audience sur les réseaux. J’attends la plainte et j’irai volontiers au tribunal raconter ma version des faits. Je conteste car nous avons le droit de nous exprimer librement et la menace a été lancé le moment où ton avocate mentionne le nombre de followers que j’ai sur ma page.

Notre fils est toute ma vie ! C’est mon petit bébé ! Ma chair ! Mon grand amour ! Tu le sais comment j’ai voulu ce petit bébé !

Je ne doute pas que tu l’aimes. T’es devenue une bonne maman et je ne dirais pas le contraire. Juste rappelle toi du jour où t’es venue t’excuser en disant que t’étais désolée de ne pas l’avoir aimé tout de suite. Tu nous a rejeté. Tu m’as réellement repoussé le jour où je suis venu te faire un bisou. Un mardi tranquille à la maison. Tout allait bien. Mais en fait, pas vraiment. T’as même parlé à plusieurs copines pour demander des conseils pour arranger notre vie de couple. Je t’ai accueilli, je t’ai pris dans mes bras. Je t’ai soutenue. Je t’ai pardonné.

Aujourd’hui est sans doute le jour le plus triste de toute ma vie : le jour où je renonce mes droits de garde car la justice sans empathie et en manque total d’impartialité, a pris parti dès la première minute de l’audience et m’a détruit moralement.

Essayer de prouver que je suis un bon papa, présent et qu’aime son petit fils, ne veut rien dire pour toi, ton avocate et cette justice totalement désagréable et en totale manque d’impartialité et d’empathie.

Peut-être qu’un jour la vie me donnera l’occasion de vivre une vraie parentalité.
Peut-être qu’un jour la vie me donnera un enfant pour que je puisse entendre papa toute une journée sans arrêt…
Peut-être qu’il faut que j’arrête de rêver.
Tu as voulu partir. T’es partie.
Tu voulais la garde. Tu l’auras.
Tu veux m’éloigner. T’as réussie.
Tu n’as jamais été obligée de faire quoi que ce soit. Personnellement ou professionnellement.

D’ailleurs, je t’ai donné l’occasion de vivre la possibilité de te présenter et de vivre de ton art. Tu n’as jamais vraiment respecté ce métier qui t’as tellement apporté.

En quoi t’étais en prison où maltraité comme tu le mentionnes en procès ? J’étais toujours ouvert au dialogue et je perds le compte du nombre de fois que j’ai essayé de te parler et quand je me rendrai compte, tu dormais. D’ailleurs cette lettre est pour essayer de faire bouger les choses, vu que mes questions n’ont jamais des réponses et tu sembles totalement fermée au dialogue.

Je te demande s’il te plaît : ne fait pas notre bébé souffrir !
Maintenant il est petit. Il ne comprend rien mais il grandira. Il aura des phases difficiles d’enfant et d’ado. Il aura besoin de parler, de discuter, d’échanger et nous savons tous les deux que la discussion, la compréhension, la démonstration d’amour, la gérance de conflits, ne sont pas de tout ton fort.

Nous savons que malgré toutes tes qualités, t’as vraiment beaucoup de mal à gérer les conflits. N’oublie pas que notre bébé est un homme et que dans ses veines il coule du sang chaud suédois, comme chez son père. Tu pourrais essayer de le manipuler comme mon ex a fait avec ma petite fille mais un jour sa vraie nature sortira et ça sera bien là que t’auras de comptes à rendre avec lui.

De mon côté, je laisserai les traces de comme quoi j’ai essayé, lutté et mourut à l’intérieur d’un chagrin sans fin à cause de la coupure de liens du jour au lendemain avec le départ de mon petit fils.

J’espère que t’arrivera à gérer la vie de notre enfant toute seule car avec toute cette distance de 11h de vol plus 3h et demi de train pour y aller jusqu’à La Réunion, il est évident que je ne pourrai rien faire ou participer.

Je cogite quitter la Suède et partir avec un cirque ou une croisière. D’ailleurs, l’appartement que t’as quittée du jour au lendemain en courant, garde encore tes affaires personnelles, tes habits, les jouets du petit, les livres du petit… Personne ne lui lira une histoire comme je le lisais. Personne ne jouera avec lui comme moi je jouais. Même pas toi.

Sois forte, travaille sur toi et sois s’il-te-plaît la meilleure maman-papa au monde. Notre fils en aura besoin. Et c’est bien cela qui me détruit le plus : ne plus pouvoir protéger mon petit bébé de ce monde à la fois magnifique, à la fois barbare.

Donne-lui toujours de l’amour, de la compassion et de la compréhension. Apprends à lui expliquer les choses clairement et soit honnête quand quelque chose ne va pas. Ne lui fait pas croire qu’il n’y a rien quand en réalité tu ne veux que faire plaisir à l’autre en essayant de faire semblant que t’es d’accord, quand en réalité, rien ne va.

Je te souhaite force, courage, patience, succès, réalisation professionnelle et personnelle.

Je ne te déteste pas. Vraiment. Je n’arrive pas à te haïr et crois moi que dans mon entourage, les gens te félicitent pas trop. Je dis toujours que t’es jeune, un peu immature, blessée, un peu perdue, avec un sentiment d’avoir tout donné pour rien. Tu t’es faîte trompée par d’autres femmes dans ta relation et tu veux te venger. C’est un classique.

Je me mets tout de même à ta place et je peux vraiment comprendre tes douleurs mais je ne comprends vraiment pas au final le fait de m’éloigner notre fils, surtout quand tu voyais comme il signifiait tout dans ma vie depuis le premier jour. Une maman qui aime son fils à la folie, ne vas jamais éloigner un bon papa comme moi.

Je réitère ce que je dis depuis le début de notre séparation : il aura toujours une place pour toi chez moi. Même si je refasse ma vie, tu seras toujours accueilli car t’es la mère de mon petit roi. Je suis malgré tout, toujours ouvert au dialogue. Je veux vraiment arranger les choses.

J’ai de la peine. Beaucoup de peine que se transforme en tristesse et chagrin.

Bon courage pour la suite.

D’un père avec son cœur entièrement détruit.

Et peut-être que en mettant cette lettre sur les réseaux, un avocat, un juge, l’opinion publique, la télé, une personne connue ou quelqu’un qui peut réellement faire avancer et changer les choses m’aidera simplement à pouvoir faire ce que me manque le plus depuis le 29 décembre : prendre mon petit bébé de seulement un an dans mes bras, l’embrasser mille fois et lui répéter sans cesse comme j’ai toujours fait : ‘JE T’AIME FORT MON FILS. PAPA EST LÀ POUR TE PROTÉGER.
Allez on va jouer ?’

Selon la JUSTICE, ces photos ne représentent pas que j’était un père affectueux et présent.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Raúl, Le Clown Brésilien

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture